Pas besoin de pioche pour cocher la bonne neige !

Echauffement

Vous pardonnerez à l’auteur de ces lignes un petit moment d’égarement en forme d’autocongratulation, mais le secteur du Vénétier et le Pas de la Coche, c’était la bonne pioche en ces temps frileux de neige incertaine, mais certainement dure et pourvoyeuse de bleus, et autres ecchymoses en tout genre.
Bref, on n’a presque pas eu froid, on a eu du grand soleil (ok, ça c’est pas original en ce moment) et une neige presque excellente. Certes, nous ne sommes pas allé au sommet prévu pour ménager les susceptibilités horaires de certains… et peut être aussi un petit coup de mou de valheureux (si, si, avec un h) néo pratiquants en ski de rando qui ont parfaitement géré la montée et ont ainsi pu se faire plaisir à la descente. Et c’était bien là l’essentiel !

Approche

Cela avait pourtant commencé par un égarement de l’auteur de ces lignes qui s’est trompé de sortie (par ailleurs mal conseillé par ses co-voiturés ! :D) et un cafouillage indépendant de notre volonté au moment de se garer. Des voitures qui nous précédaient avait confondu ski et patinage et nous ont contraint à nous garer bien plus tôt que prévu. A priori, ça passait… mais bon. En tous cas, les nouveaux parking sur la route du Pré de l’Arc sont plutôt pas mal… mais déjà bien fréquentés !

Après un (pas trop) long moment de marche et de ski de fond, puis un contrôle DVA, on a attaqué la montée au frais et sur une neige qui promettait déjà une descente pas désagréable. Pause traditionnelle en haut de la montée en forêt pour recharger un peu les batteries et adapter les couches de vêtements, et c’était reparti pour le Pas de la Coche. La trace est plutôt bonne même si la fin sous le goulet du Pas se termine plus ou moins en escalier. A la sortie du goulet, on trouve enfin le soleil promis !

Ascension

Re-pause, lunette sur le nez et clignotant au Sud (dc à droite) pour rejoindre l’épaule qui file vers l’objectif. Bon, ça commence par descendre un tout petit peu mais rien de bien méchant. On ne voit pas à l’avance l’itinéraire mais on suit une trace logique qui passe en toute sécurité de ressaut en ressaut et nous amène à une bosse juste avant la Pointe du Scialet avec des rochers fort avenants pour un déjeuner, une vue des plus sympathique et … l’idée que l’objectif encore fort lointain va reculer l’heure du casse croûte à une heure indécente… Il manquait 1/2 heure, peut-être 45mn.

Ca aurait été pas mal ...
Merci à François pour les photos (cliquez la photo pour un diaporama)

Les doudounes sont ressorties du sac pour que le repas soit confortable (petite brise légère) et on a profité du paysage en scrutant la belle pente qu’on aurait dû descendre, d’autres qui avaient l’air en condition et qui nous faisaient de l’oeil (col du Voutourey, Belle Etoile …), et les fourmis qui montaient aux Lacs du Vénétier et sans doute à La Jasse.

Descente

On n’a quand même pas traîné pour entamer la descente dans une neige pas trop difficile mais changeante et parfois pourvoyeuse de déséquilibre que la loi de Newton a sanctionné en douceur.
Arrivés au Pas de la Coche par une traversée subtilement négociée pour ne pas avoir à remonter, nous trouvons une jolie pente juste à la sortie du goulet. Neige froide, poudre tassée, que du bon ! En bas, on tire à droite pour aller rechercher le soleil, et on trouve au passage une belle pente de poudre tassée bien homogène qui nous attire et que l’on dévale sans coup férir, pour rejoindre finalement la piste où l’on alternera quelques bons moments de skis dans les zones dégagées sur une neige qui va vite devenir dure et quelques chasse-neiges ou dérapages salvateurs pour éviter les sorties de piste.
Retour aux voitures ensuite sans histoire, avec un peu de marche mais pas trop.

Un bon moment en montagne en bonne compagnie !

Merci à François pour les photos

Jean-Luc Pinardon.